Elles ont ete riches et fecondes en evenemens politiques importans pour le monde et pour la Russie.
Ouvert au dedans sous les auspices de la fermete et du courage personnel, Votre regne s'annoncait non moins digne au dehors.
Le premier acte politique de V. M. I. fut dicte par la religion et l'humanite.
Vos correligionnaires de Grece allaient succomber a la ruine inevitable dont les menacait le glaive Egyptien. Un protocole memorable est venu les sauver d'une guerre d'extermination, leur assurer une administration indepen- dante, et preparer les transactions successives qui, depuis, ont appele la Grece au rang des nations.
La Perse qui, des Votre avenement au trone, avait rompu sans aucun motif les noeuds du traite de Gulistan, forcee par une suite d'exploits rapides, a signer la paix de Tourkmantchay; la Turquie chatiee egalement, apres deux campagnes victorieuses, de ses injustes provocations, la bataille de Koulewtcha, le passage hardi des Balkans, l'entree de nos troupes a Adrinople, suivi presque immediatement du traite qui porte ce nom, ce sont la des faits dont l'histoire ne perdra point le souvenir. Elle proclamera plus haut encore la moderation avec laquelle V. M. I. voulut bien user de Ses succes. Bientot les bouleverse- mens amenes en 1830 par la chaute de la branche aeinee des Bourbons ont ouvert une periode nouvelle a la politique de V. M. Ils ont imprime a Son regne le veritable caractere qui le distinguera dans l'avenir. A la suite de ces revo- lutions, Elle est devenue pour le monde le representant de l'idee Monarchique, le soutien des principes d'ordre et le defenseur impartial de l'equilibre Europeen. Mais de laborieux efforts, une lutte sans cesse renaissante etaient attaches a ce noble role. V. M. I. a su accepter avec constance les travaux qu'il Lui im- posait. Entraine par l'exemple contagieux de la France et de la Belgique, le Royaume de Pologne s'etait revolte contre l'autorite legitime. Il a ete reduit a l'obeissance et rattache au corps de l'Empire par un lien desormais moins precaire et plus solide. La Hollande etait sacrifiee, dans son conflit avec les Belges, a l'extreme partialite de la France et de l'Angleterre. Si notre eloigne- ment geographique et la timidite de nos allies n'ont malheureusement pas permis qu'elle conservat la possession intacte des provinces qui formaient jadis avec elle le Royaume des Pays-Bas, au moins l'appui de V. M. et Son insistance energique ont-ils servi a obtenir au Roi de meilleures conditions territoriales, allege le poids de ses sacrifices pecuniaires, modifie ce que les clauses qu'on voulait lui imposer presentaient de trop onereux pour ses interets financiers et commerciaux. Partout ou chancelaient les trones, ou la societe minee flechissait sous l'effort des doctrines subversives, le bras puissant de V. M. se fait deviner ou sentir. Dans les questions revolutionnaires qui tant de fois ont agite l'Es- pagne, le Portugal, l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, Elle a combattu pour la meme cause, prenant tour a tour l'iniative ou l'abandonnant a Ses allies, selon les lieux et la distance, suivant le plus ou moins d'extension que comportait Son action materielle. Neutraliser autant que possible l'alliance funeste qui s'etait etablie entre la France de Juillet et l'Angleterre liberale; s'opposer a la mise en pratique de ce principe de non-intervention, que, tout en le violant elles-memes les premieres, les deux puissances pretendaient imposer aux Cabinets conserva- teurs, toutes les fois qu'une insurrection eclatait dans leur voisinage; soutenir le courage vacillant des deux grandes Cours monarchiques; arreter de concert avec eux un systeme d'action commune, en y ralliant sous leur influence les Etats du second rang, telle a ete la tache constante qu'a poursuivi V. M. C'est dans ce but qu'ont ete concues les memorables transactions de München-Graetz et de Toeplitz -- transactions qui, plusieurs annees de suite, ont oppose une digue
XXIX. Europäiſche Politik des Czaren Nikolaus.
Elles ont été riches et fécondes en événemens politiques importans pour le monde et pour la Russie.
Ouvert au dedans sous les auspices de la fermeté et du courage personnel, Votre règne s’annonçait non moins digne au dehors.
Le premier acte politique de V. M. I. fut dicté par la religion et l’humanité.
Vos correligionnaires de Grèce allaient succomber à la ruine inévitable dont les menaçait le glaive Égyptien. Un protocole mémorable est venu les sauver d’une guerre d’extermination, leur assurer une administration indépen- dante, et préparer les transactions successives qui, depuis, ont appelé la Grèce au rang des nations.
La Perse qui, dès Votre avènement au trône, avait rompu sans aucun motif les noeuds du traité de Gulistan, forcée par une suite d’exploits rapides, à signer la paix de Tourkmantchay; la Turquie châtiée également, après deux campagnes victorieuses, de ses injustes provocations, la bataille de Koulewtcha, le passage hardi des Balkans, l’entrée de nos troupes à Adrinople, suivi presque immédiatement du traité qui porte ce nom, ce sont là des faits dont l’histoire ne perdra point le souvenir. Elle proclamera plus haut encore la modération avec laquelle V. M. I. voulut bien user de Ses succès. Bientôt les bouleverse- mens amenés en 1830 par la chûte de la branche aînée des Bourbons ont ouvert une période nouvelle à la politique de V. M. Ils ont imprimé à Son règne le véritable caractère qui le distinguera dans l’avenir. A la suite de ces révo- lutions, Elle est devenue pour le monde le représentant de l’idée Monarchique, le soutien des principes d’ordre et le défenseur impartial de l’équilibre Européen. Mais de laborieux efforts, une lutte sans cesse renaissante étaient attachés à ce noble rôle. V. M. I. a su accepter avec constance les travaux qu’il Lui im- posait. Entrainé par l’exemple contagieux de la France et de la Belgique, le Royaume de Pologne s’était révolté contre l’autorité légitime. Il a été réduit à l’obéissance et rattaché au corps de l’Empire par un lien désormais moins précaire et plus solide. La Hollande était sacrifiée, dans son conflit avec les Belges, à l’extrème partialité de la France et de l’Angleterre. Si notre éloigne- ment géographique et la timidité de nos alliés n’ont malheureusement pas permis qu’elle conservât la possession intacte des provinces qui formaient jadis avec elle le Royaume des Pays-Bas, au moins l’appui de V. M. et Son insistance énergique ont-ils servi à obtenir au Roi de meilleures conditions territoriales, allégé le poids de ses sacrifices pécuniaires, modifié ce que les clauses qu’on voulait lui imposer présentaient de trop onéreux pour ses intérêts financiers et commerciaux. Partout où chancelaient les trônes, où la société minée fléchissait sous l’effort des doctrines subversives, le bras puissant de V. M. se fait deviner ou sentir. Dans les questions révolutionnaires qui tant de fois ont agité l’Es- pagne, le Portugal, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, Elle a combattu pour la même cause, prenant tour à tour l’iniative ou l’abandonnant à Ses alliés, selon les lieux et la distance, suivant le plus ou moins d’extension que comportait Son action matérielle. Neutraliser autant que possible l’alliance funeste qui s’était établie entre la France de Juillet et l’Angleterre libérale; s’opposer à la mise en pratique de ce principe de non-intervention, que, tout en le violant elles-mêmes les premières, les deux puissances prétendaient imposer aux Cabinets conserva- teurs, toutes les fois qu’une insurrection éclatait dans leur voisinage; soutenir le courage vacillant des deux grandes Cours monarchiques; arrêter de concert avec eux un système d’action commune, en y ralliant sous leur influence les États du second rang, telle a été la tâche constante qu’a poursuivi V. M. C’est dans ce but qu’ont été conçues les mémorables transactions de München-Graetz et de Toeplitz — transactions qui, plusieurs années de suite, ont opposé une digue
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[757/0771]
XXIX. Europäiſche Politik des Czaren Nikolaus.
Elles ont été riches et fécondes en événemens politiques importans pour
le monde et pour la Russie.
Ouvert au dedans sous les auspices de la fermeté et du courage personnel,
Votre règne s’annonçait non moins digne au dehors.
Le premier acte politique de V. M. I. fut dicté par la religion et l’humanité.
Vos correligionnaires de Grèce allaient succomber à la ruine inévitable
dont les menaçait le glaive Égyptien. Un protocole mémorable est venu les
sauver d’une guerre d’extermination, leur assurer une administration indépen-
dante, et préparer les transactions successives qui, depuis, ont appelé la Grèce
au rang des nations.
La Perse qui, dès Votre avènement au trône, avait rompu sans aucun
motif les noeuds du traité de Gulistan, forcée par une suite d’exploits rapides,
à signer la paix de Tourkmantchay; la Turquie châtiée également, après deux
campagnes victorieuses, de ses injustes provocations, la bataille de Koulewtcha,
le passage hardi des Balkans, l’entrée de nos troupes à Adrinople, suivi presque
immédiatement du traité qui porte ce nom, ce sont là des faits dont l’histoire
ne perdra point le souvenir. Elle proclamera plus haut encore la modération
avec laquelle V. M. I. voulut bien user de Ses succès. Bientôt les bouleverse-
mens amenés en 1830 par la chûte de la branche aînée des Bourbons ont ouvert
une période nouvelle à la politique de V. M. Ils ont imprimé à Son règne le
véritable caractère qui le distinguera dans l’avenir. A la suite de ces révo-
lutions, Elle est devenue pour le monde le représentant de l’idée Monarchique,
le soutien des principes d’ordre et le défenseur impartial de l’équilibre Européen.
Mais de laborieux efforts, une lutte sans cesse renaissante étaient attachés à
ce noble rôle. V. M. I. a su accepter avec constance les travaux qu’il Lui im-
posait. Entrainé par l’exemple contagieux de la France et de la Belgique, le
Royaume de Pologne s’était révolté contre l’autorité légitime. Il a été réduit
à l’obéissance et rattaché au corps de l’Empire par un lien désormais moins
précaire et plus solide. La Hollande était sacrifiée, dans son conflit avec les
Belges, à l’extrème partialité de la France et de l’Angleterre. Si notre éloigne-
ment géographique et la timidité de nos alliés n’ont malheureusement pas permis
qu’elle conservât la possession intacte des provinces qui formaient jadis avec
elle le Royaume des Pays-Bas, au moins l’appui de V. M. et Son insistance
énergique ont-ils servi à obtenir au Roi de meilleures conditions territoriales,
allégé le poids de ses sacrifices pécuniaires, modifié ce que les clauses qu’on
voulait lui imposer présentaient de trop onéreux pour ses intérêts financiers et
commerciaux. Partout où chancelaient les trônes, où la société minée fléchissait
sous l’effort des doctrines subversives, le bras puissant de V. M. se fait deviner
ou sentir. Dans les questions révolutionnaires qui tant de fois ont agité l’Es-
pagne, le Portugal, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, Elle a combattu pour la même
cause, prenant tour à tour l’iniative ou l’abandonnant à Ses alliés, selon les
lieux et la distance, suivant le plus ou moins d’extension que comportait Son
action matérielle. Neutraliser autant que possible l’alliance funeste qui s’était
établie entre la France de Juillet et l’Angleterre libérale; s’opposer à la mise en
pratique de ce principe de non-intervention, que, tout en le violant elles-mêmes
les premières, les deux puissances prétendaient imposer aux Cabinets conserva-
teurs, toutes les fois qu’une insurrection éclatait dans leur voisinage; soutenir
le courage vacillant des deux grandes Cours monarchiques; arrêter de concert
avec eux un système d’action commune, en y ralliant sous leur influence les États
du second rang, telle a été la tâche constante qu’a poursuivi V. M. C’est dans
ce but qu’ont été conçues les mémorables transactions de München-Graetz et
de Toeplitz — transactions qui, plusieurs années de suite, ont opposé une digue
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Treitschke, Heinrich von: Deutsche Geschichte im Neunzehnten Jahrhundert. Bd. 5: Bis zur März-Revolution. Leipzig, 1894, S. 757. In: Deutsches Textarchiv <https://www.deutschestextarchiv.de/treitschke_geschichte05_1894/771>, abgerufen am 23.11.2024.
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