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Druskowitz, Helene von: Moderne Versuche eines Religionsersatzes. Heidelberg, 1886.

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Jndem Comte das Wohl der Menschheit als Zweck und Ziel
aller Thätigkeit hinstellt, kann es nicht Wunder nehmen, daß
er dazu gelangt, die Menschheit zu einem Grand-Etre, zu einem
Etre-Supreme zu sublimiren. Jn dem Etre-Supreme ver-
schwindet das Jndividuum, ja es existirt eigentlich nur im
Kopfe der Metaphysiker*). Es hat nur als Theil des
Ganzen und nicht an sich Werth und Bedeutung**). Das
Etre-Supreme umfaßt aber keineswegs den gefammten
Menschentroß, sondern nur die nützlichen Mitglieder der
Gesellschaft und zwar der vergangenen, gegenwärtigen und
zukünftigen***). Auch will Comte die nützlichen Hausthiere
dem Grand-Etre einverleibt wissen. Dasselbe unterscheidet
sich dadurch vortheilhaft von dem alten Gotte, daß es kein
absolutes, sondern ein entwicklungsfähiges Wesen ist, zu dessen
Wachsthum und Vervollkommnung wir beitragen können+), in-
dem wir uns selbst vervollkommnen++). Jn diesem Verhalten

comprendre les diverses phases sociales, surtout assez pour les idealiser
dignement. Au contraire le positivisme toujours relatif et principale-
ment caracterise par une theorie historique qui rendra familiere l'in-
time contemplation de tous les modes propres a l'existence humaine.
Un monotheiste sincere ne saurait bien comprendre et peindre avec
succes les moeurs polytheiques ou fetichiques. Le poete positiviste,
habitue a la filiation de tous les etats anterieurs, peut s'identifier avec
un age quelconque au point de reveiller nos sympathies pour une phase
dont chacun de nous doit retrouver en lui-meme l'equivalent spontane.
*) I. p. 334: ... car l'homme, proprement dit, n'existe que dans le
cerveau trop abstrait de nos metaphysiciens."
**) I. p. 363.
***) IV. p. 30. Ce Grand-Etre est l'ensemble des etres passes, futurs,
et presents, qui concourent librement a perfectionner l'ordre universel.
+) I. p. 335: "Notre Grand-Etre n'est plus immobile qu'absolu;
la nature relative le rend eminemment developpable; en un mot il est
le plus vivant des etres connus."
++) I. p. 330: "Ce culte continu de l'humanite exaltera et epurera
tous nos sentiments; il agrandira et eclairera toutes nos pensees; il
annoblira et consolidera tous nos actes."
Druskowitz, Religionsersatz. 2

Jndem Comte das Wohl der Menſchheit als Zweck und Ziel
aller Thätigkeit hinſtellt, kann es nicht Wunder nehmen, daß
er dazu gelangt, die Menſchheit zu einem Grand-Être, zu einem
Être-Suprême zu ſublimiren. Jn dem Être-Suprême ver-
ſchwindet das Jndividuum, ja es exiſtirt eigentlich nur im
Kopfe der Metaphyſiker*). Es hat nur als Theil des
Ganzen und nicht an ſich Werth und Bedeutung**). Das
Être-Suprême umfaßt aber keineswegs den gefammten
Menſchentroß, ſondern nur die nützlichen Mitglieder der
Geſellſchaft und zwar der vergangenen, gegenwärtigen und
zukünftigen***). Auch will Comte die nützlichen Hausthiere
dem Grand-Être einverleibt wiſſen. Dasſelbe unterſcheidet
ſich dadurch vortheilhaft von dem alten Gotte, daß es kein
abſolutes, ſondern ein entwicklungsfähiges Weſen iſt, zu deſſen
Wachsthum und Vervollkommnung wir beitragen können†), in-
dem wir uns ſelbſt vervollkommnen††). Jn dieſem Verhalten

comprendre les diverses phases sociales, surtout assez pour les idéaliser
dignement. Au contraire le positivisme toujours relatif et principale-
ment caracterisé par une théorie historique qui rendra familière l’in-
time contemplation de tous les modes propres à l’existence humaine.
Un monothéiste sincère ne saurait bien comprendre et peindre avec
succès les moeurs polythéiques ou fétichiques. Le poëte positiviste,
habitué à la filiation de tous les états antérieurs, peut s’identifier avec
un âge quelconque au point de réveiller nos sympathies pour une phase
dont chacun de nous doit retrouver en lui-même l’équivalent spontané.
*) I. p. 334: ... car l’homme, proprement dit, n’existe que dans le
cerveau trop abstrait de nos métaphysiciens.“
**) I. p. 363.
***) IV. p. 30. Ce Grand-Être est l’ensemble des êtres passés, futurs,
et présents, qui concourent librement à perfectionner l’ordre universel.
†) I. p. 335: „Notre Grand-Être n’est plus immobile qu’absolu;
la nature rélative le rend éminemment développable; en un mot il est
le plus vivant des êtres connus.“
††) I. p. 330: „Ce culte continu de l’humanité exaltera et épurera
tous nos sentiments; il agrandira et éclairera toutes nos pensées; il
annoblira et consolidera tous nos actes.“
Druskowitz, Religionserſatz. 2
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[17/0026] Jndem Comte das Wohl der Menſchheit als Zweck und Ziel aller Thätigkeit hinſtellt, kann es nicht Wunder nehmen, daß er dazu gelangt, die Menſchheit zu einem Grand-Être, zu einem Être-Suprême zu ſublimiren. Jn dem Être-Suprême ver- ſchwindet das Jndividuum, ja es exiſtirt eigentlich nur im Kopfe der Metaphyſiker *). Es hat nur als Theil des Ganzen und nicht an ſich Werth und Bedeutung **). Das Être-Suprême umfaßt aber keineswegs den gefammten Menſchentroß, ſondern nur die nützlichen Mitglieder der Geſellſchaft und zwar der vergangenen, gegenwärtigen und zukünftigen ***). Auch will Comte die nützlichen Hausthiere dem Grand-Être einverleibt wiſſen. Dasſelbe unterſcheidet ſich dadurch vortheilhaft von dem alten Gotte, daß es kein abſolutes, ſondern ein entwicklungsfähiges Weſen iſt, zu deſſen Wachsthum und Vervollkommnung wir beitragen können †), in- dem wir uns ſelbſt vervollkommnen ††). Jn dieſem Verhalten **) *) I. p. 334: ... car l’homme, proprement dit, n’existe que dans le cerveau trop abstrait de nos métaphysiciens.“ **) I. p. 363. ***) IV. p. 30. Ce Grand-Être est l’ensemble des êtres passés, futurs, et présents, qui concourent librement à perfectionner l’ordre universel. †) I. p. 335: „Notre Grand-Être n’est plus immobile qu’absolu; la nature rélative le rend éminemment développable; en un mot il est le plus vivant des êtres connus.“ ††) I. p. 330: „Ce culte continu de l’humanité exaltera et épurera tous nos sentiments; il agrandira et éclairera toutes nos pensées; il annoblira et consolidera tous nos actes.“ **) comprendre les diverses phases sociales, surtout assez pour les idéaliser dignement. Au contraire le positivisme toujours relatif et principale- ment caracterisé par une théorie historique qui rendra familière l’in- time contemplation de tous les modes propres à l’existence humaine. Un monothéiste sincère ne saurait bien comprendre et peindre avec succès les moeurs polythéiques ou fétichiques. Le poëte positiviste, habitué à la filiation de tous les états antérieurs, peut s’identifier avec un âge quelconque au point de réveiller nos sympathies pour une phase dont chacun de nous doit retrouver en lui-même l’équivalent spontané. Druskowitz, Religionserſatz. 2

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Zitationshilfe: Druskowitz, Helene von: Moderne Versuche eines Religionsersatzes. Heidelberg, 1886, S. 17. In: Deutsches Textarchiv <https://www.deutschestextarchiv.de/druskowitz_religionsersatz_1886/26>, abgerufen am 03.03.2024.